The A(pophis)-Files – épisode 3 : Ils connaîtront la puissance de ton épée !

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afiles_3Dans ce troisième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF) nous allons parler d’un objet qui symbolise pratiquement la Fantasy à lui seul : l’épée. Arme caractéristique de l’époque médiévale (fantastique) majoritaire de façon écrasante dans ce genre littéraire, symbole de prestige ou de virilité pour le personnage qui la porte, artefact de pouvoir parfois capable de détruire des mondes entiers, l’objet ne se réduit pas, la plupart du temps, à un banal instrument martial en bronze, en fer ou en acier. D’un rôle accessoire (dans tous les sens du terme) jusqu’au fait de constituer le cœur de l’univers ou de l’intrigue, sa place est aussi très variée. Il me paraissait donc important d’examiner son rôle dans la Fantasy d’hier, d’aujourd’hui, mais aussi et peut-être surtout de demain.  Lire la suite

L’œil d’Apophis – Numéro 5

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Eye_of_ApophisCinquième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, mal promus par leur éditeur, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, et j’en passe. Chaque numéro vous présente normalement trois romans, sauf qu’aujourd’hui, ce sera cinq  😀 (ben oui, c’est l’inflation ma bonne dame). Enfin presque. Mais bon vous allez comprendre.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette toute nouvelle page. Lire la suite

24 vues du Mont Fuji, par Hokusai – Roger Zelazny

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Un voyage poético-onirique au pays du soleil levant, mêlant cyberpunk et un zeste de Lovecraft !

hokusai_zelazny24 vues du Mont Fuji, par Hokusai est une novella qui a été couronnée par le prix Hugo du meilleur roman court en 1986. Elle est signée Roger Zelazny, auteur malheureusement décédé en 1995 à l’âge de 58 ans à peine (je me rappelle encore le choc ressenti en apprenant ça dans les pages de Casus Belli…). Certains d’entre vous le connaîtront, au moins de nom, pour son double cycle des Princes d’Ambre, certains autres savent l’importance qu’a eu cet écrivain dans la SFFF, et les autres pourront trouver un peu plus d’infos à ce sujet dans cette critique.

L’Hokusai en question est un célèbre peintre et dessinateur japonais, très prolifique, né au XVIIIe et mort au XIXe siècle. Il a réalisé un recueil nommé (trompeusement) Trente-six vues du mont Fuji, qui contient en réalité quarante-six estampes. Vingt-quatre d’entre elles servent de fil rouge au voyage entrepris par la protagoniste du roman de Zelazny, et donnent également leurs titres à ses chapitres. Le roman nous parle du chemin, physique mais aussi spirituel (et presque psychanalytique), entrepris par Mari (c’est son prénom -elle est d’origine japonaise mais a vécu aux USA-) vers son époux. Lire la suite

Le sultan des nuages – Geoffrey A. Landis

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Ça plane pour moi !

sultan_nuagesGeoffrey Alan Landis est un sacré bonhomme, c’est le moins qu’on puisse dire. Scientifique travaillant à la NASA (spécialiste de l’énergie solaire), il est aussi poète et un écrivain de SF très prolifique, spécialisé dans la forme courte. Il a obtenu, pour ses nouvelles et novellas, la bagatelle d’un Nebula, un Locus, deux Hugo et un prix Theodore Sturgeon, ce dernier précisément pour le texte dont je vais vous parler aujourd’hui. Il s’agit d’un roman court d’une centaine de pages (très aérées), présenté sous une superbe couverture (une de plus !) signée par l’impeccable Aurélien Police. Je n’achète plus si souvent mes bouquins sous forme physique (l’e-book coûte moins cher et prend moins de place), mais là…

Le sultan des nuages constitue un mélange de Postcyberpunk, de Hard-SF (compréhensible sans problème) et de Planet Opera, servi par une vision pleine de Sense of wonder et non dépourvue d’une certaine poésie (ce qui se comprend sans peine vu le background de l’auteur). Décrivant une forme de colonisation de la planète Vénus, il s’impose comme une des références dans ce domaine, aux côtés des textes d’écrivains plus prestigieux comme Ben Bova, Alastair Reynolds ou Kim Stanley Robinson en personne.  Lire la suite